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AGA de Verte Irlande jeudi le 18 mai

 Verte Irlande

Jeudi, 18 mai, 19hres

Vous êtes chaleureusement invités à venir participer

à l’Assemblée générale annuelle de l’organisme Verte Irlande,

à la salle communautaire de la municipalité (2e étage).

La programmation culturelle de Verte Irlande pour la saison 2017

ainsi que les nombreux projets pour l’année y seront dévoilés!

L’AGA, c’est le moment de vous informer sur les réalisations passées et à venir;

de faire valoir vos idées et vos projets pour le développement socioculturel de notre communauté;

de participer à l’élection de la nouvelle équipe de Verte Irlande et soumettre votre candidature;

de vous impliquer bénévolement pour les projets à venir;

de prendre connaissance des états financiers de l’organisation

Bref, votre présence est importante! Soyez des nôtres!

Salle communautaire, 157, Ch. Gosford
www.verteirlande.ca

 

La veillée irlandoise est de retour le 20 mai!

 Babineau

Samedi 20 mai,  à 20 h

Verte Irlande ouvre sa programmation estivale 2017 avec une soirée à saveur bien locale,

en compagnie de musiciens et de « calleurs » hors pair qui réussiront à faire « swigner » jeunes et moins jeunes !

Les spectateurs verront à l’œuvre le fameux « calleur » James Allan, de Kinnear’s Mills,

ainsi que le violoneux Claude Lachance et ses musiciens.

Se joindront à eux cette année le flutiste Jean Duval et le multi-instrumentiste Nicolas Babineau.

Le duo Babineau/Duval présentera pendant cette soirée quelques pièces

de leur nouvel album (« Compo trad à saveur locale »).

 

Ceux qui souhaitent s’initier aux pas de danse des « sets carrés » (danses traditionnelles québécoises et irlandaises)

pourront le faire avant chaque « reel ». Feu de camp extérieur et boissons seront aussi vendues sur place.

Les fonds amassés serviront à soutenir les activités de la Fête d’Irlande, qui se déroulera le 13 août.

C’est donc un rendez-vous communautaire à ne pas manquer!

 

Site patrimonial Holy Trinity | 173, Ch. Gosford, Irlande

Coût : 10$ (gratuit 16 ans et moins)

Info : www.verteirlande.ca  | 418-428-3286

 

Exposition annuelle des fermières à St-Julien

 fermières

Dimanche, le 21 mai 2017 de 13h à 17h

Le Cercle des fermières de Saint-Julien (dont plusieurs membres demeurent à Irlande)

vous invite à son exposition annuelle .

Venez rencontrer ces dames qui aiment transmettre les secrets du travail artisanal.

 Le tout se tiendra au sous-sol du centre communautaire de Saint-Julien,

situé au 794, chemin St-Julien.

Café servi sur place. Petites bouchées sucrées et produits artisanaux seront en vente.

De plus, le traditionnel BINGO aura lieu en soirée dans la grande salle du centre communautaire.

Accueil dès 19 h 30

 

 BIENVENUE À TOUS ET TOUTES!

 

Catherine Major en spectacle à Irlande

 Catherine

Samedi, 17 juin, 20hres

Catherine Major compte désormais parmi les talents forts

de la chanson au Québec et suscite un intérêt marqué à l’étranger.

Son univers est singulier : elle livre sans retenue des chansons aux couleurs éclectiques,

et surtout teintées d’humanité ; quelques-unes explosives et effrénées,

d’autres dans la plus profonde des intimités.

Elle vit ses chansons en symbiose avec son instrument, le piano, ainsi qu’avec ses musiciens,

et ce, jamais sans cette ardeur et cet embrasement qui n’appartiennent qu’à elle. 

Un spectacle intime, en solo, concocté sur mesure pour l’occasion! 

 Vous pouvez réserver vos billets en ligne 

ou au bureau municipal d’Irlande (157, Ch. Gosford) 

Places limitées.

 Site patrimonial Holy Trinity

173, ch. Gosford, Irlande 
Entrée: 30$ (gratuit 16 ans et moins, sur réservation seulement)
https://www.facebook.com/VerteIrlande/
INFO: 418-428-3286

 

Le Jaseur d’Irlande

Jaseur Le bulletin d’information de la municipalité d’Irlande

(Photo de M. Paul Demers)

La parution de MAI 2017 est maintenant disponible sur le site

 

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Vous y trouverez toutes les annonces que nos irlandois(e)s ont à vous offrir sur ce site.

 

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Lac à la Truite d’Irlande

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APLTI

 

Notre première Assemblée Générale de Fondation

a eu lieu dimanche le 23 août 2015 à 10h00

au 2e étage du bureau municipale au 157 Chemin Gosford.

La Charte (règlements généraux) a été adoptée et les administrateurs provisoires, Madame Catherine Lemay et messieurs Benoît Lemay, Martin Turcotte, Daniel Pinette et Réjean Vézina ont été reconduits à l’unamité lors des élections.

Une vingtaine de présences ont été inscrites. Merci à tous ceux qui ont participé.

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La raison d’être : L’Association de Protection du Lac à la Truite d’Irlande (APLTI) est la continuité et la transformation du Comité de Protection du lac à la Truite de Verte Irlande en une association sans but lucratif. Les membres fondateurs sont les même que ceux du Comité de Protection du lac à la Truite soit messieurs, Benoît Lemay. Martin Turcotte et Réjean Vézina. Monsieur Daniel Pinette et Madame Catherine Lemay font également partie du conseil d’administration provisoire.

Ce changement était devenu nécessaire depuis le regroupement des 4 lacs pour élaborer le Mémoire qui a été déposé en décembre 2014 et qui s’intitule «Le lac à la Truite d’Irlande en voie de disparition». Ce changement de statut va permettre à l’APLTI d’avoir un statut mieux approprié pour aller chercher du financement auprès de certains organismes voués à la protection de l’environnement.

Vous avez sans doute remarqué la dégradation prématurée de notre lac et son ensablement. Depuis quelques années certains irlandois ont travaillé fort pour monter un dossier et trouver des solutions. Entre autre, une représentation forte d’une association est vitale pour conscientiser les autorités  à intervenir.

État du lac au 10 août 2015 

lac  

 

 membre

L’APLTI s’adresse à tout le monde particulièrement aux irlandois(es) soucieux de la préservation de leur lac

et n’est pas une association riveraine comme telle.

Le succès arrive lorsque les gens agissent ensemble, l’échec tend à se produire seul,

tout comme le nombre fait la force.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

Benoît Lemay au 418-428-3213 ou Réjean Vézina 418-428-9133 

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C’est un début - 16 juillet 2015

miro

Le 16 juillet dernier, Monsieur Miroslav Chum, ingénieur en hydrologie, environnement et habitat aquatique de Mégantic a amorçé son premier mandat du Conseil municipal

pour la protection de notre lac à la Truite qui s’agonise suite à son ensablement et envasement.

Une des causes fort probablement est dû au réservoir du barrage de l’étang Stater qui est passablement obstrué par des sédiments provenant du bassin versant de la rivière Bécancour.

Son mandat consiste à la bathymétrie de ce réservoir permettant d’établir le volume actuel des eaux retenues et de statuer sur la distribution des sédiments dans l’Étang Stater

et dans principaux tributaires.

Une analyse hydrologique et hydraulique du déversoir sera également réalisé afin d’établir la cote maximale envisageable sans avoir à intervenir sur la structure de la digue déjà en place.

C’est un début!

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HISTORIQUE

La colonisation du canton d’Irlande débute dans le hameau de Maple Grove appelé aussi Upper Ireland. Le tout premier pionnier fut Amos Hall, originaire du Massachusetts. Il était un ancien soldat et un ancien garde du corps du premier président des États-Unis George Washington. Hall se rendait au lac à la Truite et venait pêcher occasionnellement à partir de 1804.

Il délimite alors un premier emplacement où sera construit plus tard l’église anglicane. À ce moment, il avait déclaré cette phrase célèbre : «c’est ici entre ces deux piquets que je désire vivre et mourir!» Il s’installa définitivement dans la région en 1807 avec sa femme Marthe Straw et ses onze enfants.

 Selon des témoignages de riverains, Il y a une soixantaine d’années,  ce lac avait une profondeur  d’environ huit (8) mètres. Aujourd’hui, cette profondeur n’est plus que de deux (2) mètres. Outre la vidange du lac Noir qui s’est déroulée de 1955 à 1959, le Comité pour la protection du lac à la Truite de même que la corporation Verte Irlande, pointent aussi du doigt l’érosion des haldes de résidus miniers de même que la dégradation des rives du lac[1].

  

  • Voici un peu d’historique sur notre lac

     1. En 1955, la minière Lake Asbestos débute la vidange du lac Noir, dans le but d’exploiter un gisement d’amiante se trouvant sous son lit. Cette opération se prolongera jusqu’en 1959.

         Elle aura coûté 35,000,000$ et 30,000,000 de verges cube de boues auront été déplacées le long de la Bécancour.[2]

         Au préalable, soit en 1954, Lake Asbestos aura pris soin de construire un barrage à ¾ de milles en amont du lac à la Truite créant ainsi un lac artificiel de 1¾ milles de longueur et de ¾ mille de largeur (entre 125ha et 225ha). Le but était de créer un bassin de sédimentation afin d’éviter tout enlisement du lac à la Truite par les boues de vidange du lac noir.[3]

  1. En juillet 1963, une carte bathymétrique du lac à la Truite a été dressée. Cette carte nous fait voir que la profondeur du lac est passée en l’espace de huit ans d’une profondeur de soi-disant 7,62, (25 pieds) à seulement 2,44m (8 pieds)[4]
  2. Le 12 avril 1965, la Régie des eaux du Québec formule une plainte au Ministère des Ressources Naturelles, à savoir que « …des déchets des ateliers de défibrage se déposent surtout dans le lac à la Truite, lequel est partiellement enlisé.. » Ces plaintes touchent les haldes des mines Bell, Normandie(Vimy), Lake Asbestos et British Canadian.

           M. Fernand Cloutier ingénieur est chargé de l’inspection des haldes. Il n’y constate aucun problème d’érosion si ce n’est un tronçon le long du boul. Caouette. M. Cloutier conclut ainsi son mémorandum :

« Il est impossible que les déchets d’atelier se rendent jusqu’au lac à la Truite. Il y a un barrage qui fut construit vers 1954 dans la rivière Bécancour à ¾ de milles  en amont du lac à la Truite par la compagnie Lake Asbestos, avant l’enlèvement des résidus du lac Noir. Ce travail fut exécuté dans le but de prévenir tout enlisement dans le lac à la Truite dans le cas d’un bris dans les barrages qui retiennent les résidus.»[5]

  1. Dans les années 70, La municipalité de Thetford Mines débute la revégétalisation des déblais des haldes. Aucune documentation n’est disponible sur l’ampleur et les effets de cette revégétalisation sur la qualité de l’eau. Toutefois, la colonisation par les végétaux serait compromise en raison du pH alcalin des résidus miniers.[6
  2. En 1985, le ministère de l’Environnement du Québec publie le rapport : « La Bécancour Une tâche urgente[7]. Ce rapport fait partie d’une série portant sur les principaux bassins hydrologiques du Québec.

On y apprend que le tronçon compris entre l’aval de Thetford-Mines et le lac William est à l’époque l’une des quinze stations-rivières les plus polluées du Québec. Les causes principales de cette pollution selon ce rapport sont :

  • Les eaux usées municipales et industrielles non traitées
  • Le ruissellement des haldes de résidus miniers
  • Mauvaises pratiques agricoles et forestières
  • L’étang Stater, ancien bassin de sédimentation des résidus miniers largue d’importantes quantité de phosphore dans le lac à la Truite
  • Fosses septiques des riverains inadéquates

Pour remédier à la situation, le rapport recommande ce qui suit :

  • Intercepter et épurer les eaux usées domestiques et industrielles des Municipalités situées en amont du lac William.
  • Stabiliser les haldes de résidus miniers.
  • Intervenir sur le plan agricole pour éliminer les cas de pollution grossière (déversements illicites, tas de fumier sur la rive etc.)
  • Empêcher l’écoulement de l’étang Stater vers la rivière.
  1. En 1985, La municipalité de St-Ferdinand met en service son usine de traitement  des eaux usée. Aucun problème hors norme de débordement aux stations de surverses n’est noté dans les années subséquentes. (Annexe II)
  2. En 1986, la ville de Thetford Mines met en service son usine de traitement des eaux usées. Dans les années qui suivent, on dénombre un nombre très anormalement élevé de débordements à l’une ou l’autre des  30 ouvrages de surverses installés sur le réseau, Il en résulte qu’une quantité importante de DBO5(Demande biochimique en oxygène), de Matières en suspension et de phosphore se retrouvent dans le milieu aquatique, lors des surverses. (Annexe II)
  3. En 1996, la municipalité de St-Joseph de Coleraine met en service sa station de traitement des eaux usées. La cote de cette station en regard du nombre de débordements n’est pas très bonne. (Annexe II)
  4. En août 2002, le laboratoire de pathologie animale du MAPAQ procède à la nécropsie de trois Barbottes brumes qui ont été prélevées moribondes au lac à la Truite. Une mortalité massive de plus de 1,000 barbottes ayant été rapportée dans le lac.

Le pathologiste conclue à une mort inconnue. Il avance comme hypothèse le trop bas  niveau d’oxygène dissous. En effet, le niveau d’oxygène dissous diminue avec l’augmentation de la température de l’eau.[8]

  1. En 2005, la municipalité d’Adstock met en service sa station de traitement des eaux usées. Aucune donnée n’est disponible pour connaître l’efficacité de cette station. (Annexe II)
  2. En 2005, Le Groupe de concertation du bassin versant de la rivière Bécancour (GROBEC) mandate Envi-Action pour dresser un portrait du bassin versant de la Bécancour. Le GROBEC a procédé à la mise à jour de ce portrait en 2008.[9]

        On y dresse un portrait des milieux physique, biologique et humain. On y détaille aussi l’état des écosystèmes aquatiques et riverains.

        On y confirme :

  • la mauvaise qualité de l’eau de la Bécancour entre Thetford Mines et le lac William (Annexe III). Ce tronçon de la Bécancour est donc dans le même état que celui  décrit par le ministère de l’environnement dans son rapport de 1985 : La Bécancour une Tâche Urgente….
  • L’état trophique des lacs à la Truite, William et Joseph  en 2008 (Annexe IV)

« …Ces derniers jouent le rôle de bassin de sédimentation et, bien que la qualité de leurs eaux laisse parfois à désirer (tous trois sont des lacs eutrophes) ils contribuent à l’amélioration de la qualité de l’eau de la Bécancour… »

Fait très important pour la survie des trois lacs, on y apprend ce qui suit :

« Depuis 1982, il y a eu une baisse notable d’activité du secteur primaire ayant comme conséquence une diminution de la production de résidus de mines et un durcissement en surface des déblais. Ce durcissement entraîne la formation d’une croûte de près de 6mm qui limite l’érosion hydrique et éolienne (Arbour, 1994). Cette surface très résistante et pratiquement imperméable contribue à diminuer les apports de particules à la rivière et, par conséquent, la turbidité de l’eau. La plantation d’arbres, débutée dans les années 70, ainsi que la végétalisation des déblais participeraient également à limiter ces apports. ».

  1. En 2007, Canards Illimités produisait le Diagnostic sur les ressources et les usages de la haute Bécancour, à la demande de la municipalité de Thetford Mines.

On y fait état de la qualité de l’eau de la Bécancour et de ses 22 tributaires, compris entre sa source et le lac William.

On y répète que la qualité de l’eau de la rivière est très mauvaise. L’indice de qualité bactériologique et physico-chimique (IQBP) du tronçon qui traverse Thetford Mines et Black Lake est de 14/100 et de 2/100.[10]

Dans son rapport, Canards illimités dresse aussi un tableau de l’indice IQBP et de  la charge estimée en phosphore, en nitrites-nitrates, en matières en suspension et en coliformes fécaux, qui circulent dans la rivière à partir de ses vingt-deux (22) sous-bassins versants jusqu’au lac William[11]. Dans le tableau de l’Annexe V,  le lien est fait entre  l’indice IQBP de chacun de ces sous-bassins et les charges en nutriments qu’ils transportent.

  1. En 2009, le Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC) rendait publique son plan directeur de l’eau, assorti d’un diagnostic et d’un plan d’action rendu public en 2011

Dans son diagnostic, le GROBEC reprend les mêmes données IQBP que Canards Illimités  et en arrive aux mêmes conclusions : la qualité des eaux de la Bécancour dans le secteur Thetford Mines et Black Lake est très mauvaise.[12]

Dans son plan d’action 2011[13], le GROBEC identifie quelques actions prometteuses pour la survie du lac à la Truite :

A2.2.1 : Réaliser une étude sur la réhabilitation du lac à la Truite (2011-2015)

A7.1.1 : Caractériser et cartographier l’état de l’ensemble des haldes minières du territoire et localiser les dynamiques érosives. (2011-2013)

A7.1.2 : Analyser la qualité l’eau et la teneur en polluants divers (exemple: métaux lourds) à proximité, en amont et en aval des haldes minières. (2011-2013)

A7.1.3 : Élaborer et mettre en œuvre un plan de restauration des sites miniers, incluant la stabilisation et la végétalisation des foyers d’érosion sur les haldes et les berges. (2011-2013)

B2.1.1 : Identifier, caractériser et cartographier les zones de glissements et de décrochements passées, actuelles et à fort potentiel de risque. (2011-2013)

Sites concernées : …Secteur Thetford Mines (haldes minières) et secteur lacs.

B2.1.3 : Élaborer et mettre en œuvre un plan de stabilisation et de végétalisation des zones à risques. (2011-2018)

  1. En juin 2010, La municipalité d’Irlande demande par résolution à la MRC des Appalaches de se saisir du dossier de la problématique d’envasement du lac à la Truite.[14] En avril 2011, La MRC, sous prétexte qu’elle « …ne dispose pas du personnel, des véhicules et des équipements pour exercer pleinement sa compétence… » sur tous les cours d’eau sur son territoire, Remet à la municipalité d’Irlande la responsabilité d’agir en la matière.[15]
  2. En août 2010, la municipalité d’Irlande demandait au MDDEP une inspection visant à vérifier les problèmes d’érosion dans le lac à la Truite et la rivière Bécancour.

Dans son rapport, M Raphael Demers note la présence d’ilots et de bancs de sable dans le lac, à l’embouchure  de la Bécancour. Il note la présence de sédiments fins sur le littoral de la rivière entre St- Joseph de Coleraine et le lac à la Truite. Il constate en amont de l’étang Stater, en particulier le long des haldes, des signes d’érosion ainsi qu’une grande susceptibilité d’amener des sédiments et des résidus miniers dans le milieu aquatique (Annexe VI)

Il conclue toutefois que la source de l’ensablement du lac à la Truite n’a pu être identifiée par des données fiables et qu’en l’absence d’infraction, le dossier doit être fermé.[16]

  1. En août 2010, Le gouvernement fédéral octroie une subvention de 600,000$ au Centre de Technologie Minérale et de Plasturgie inc, rattaché au CEGEP de Thetford Mines. les études porteront sur la possibilité d’extraire du magnésium et du nickel des résidus miniers et de procéder à la revégétalisation des haldes. Ces études débuteront en septembre 2010 pour s’échelonner sur trois ans.
  2. En 2012, Le MDDEP répond à une demande d’inspection, cette fois formulée par le Comité pour la protection du lac à la Truite, qui projette de draguer le lac afin qu’il puisse retrouver sa profondeur d’autan.[17]

Le technicien du MDDEP, M. Raphael Demers accompagné de M. Luc Major su MRNF mettent  en garde les représentants de l’association contre la mise en œuvre de ce projet qui devrait au préalable être scientifiquement documenté et « …devrait minimalement faire l’objet d’un certificat d’autorisation et pourrait être soumis à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement et que des frais y sont associés… »

M. Demers et Major suggèrent plutôt de prévenir l’érosion en amont. Ils recommandent  d’identifier les sources du problème avant d’élaborer une ou des solutions. Ces experts déplorent un manque de connaissance sur plusieurs aspects de la problématique. Par exemple :

  • Une carte bathymétrique du lac à la Truite datant de 1963 existe. Toutefois, la profondeur actuelle du lac à la Truite de même que sa profondeur avant la vidange du lac Noir n’est pas documentée.
  • Il n’y a pas de documentation sur la dynamique des sédiments dans le secteur de la Haute-Bécancour. L’apport de sédiment dans le lac à la Truite a-t-il été ponctuel ou est-il récurent? « … La présence d’une végétation bien établie sur les îlots de sable dont plusieurs arbres, indique qu’un équilibre est tout de même présent dans l’écosystème… »
  • La configuration d’origine de la rivière au niveau  de l’étang Stater est inconnue.

 Selon Mes. Demers et Major, les sources potentielles de sédiments sont :

  • L’érosion des haldes en rive de la Bécancour de certains tributaires et dans le bassin versant.
  • Le transport des sédiments déjà en place sur le littoral de la Bécancour.
  • Les eaux usées de la ville de Thetford mines

Une autre source s’ajoute à celles-ci selon (Masi M.-E. et al. 2007) soit :

  • Les rejets agricoles et les opérations forestières, via les 22 sous-bassins versants.

Ils dressent une liste non exhaustive des éléments qui pourraient être vérifiés afin de documenter la problématique du lac à la Truite :

-   Mesurer l’épaisseur des sédiments dans le lac et l’étang Stater

-   Comparer l’accumulation des sédiments d’année en année

-    Prendre des échantillons de matières en suspension en aval et en amont du lac et mesurer ce qui reste dans le lac.

-    Effectuer un relevé bathymétrique du lac.

-    Faire l’inventaire des foyers d’érosion dans la rivière et son bassin versant.

-    Faire un relevé de l’état des bandes riveraines de la rivière et de ses tributaires

-    Observer l’érosion des haldes lors des crues printanières et des épisodes de pluie.

-    Faire l’analyse spatiale et temporelle, à l’aide d’outils cartographiques et géomatiques de la végétation de l’étang Stater et des îlots du lac.

     Vidange du lac Noir et ses conséquences sur l’aval de la rivière

Il est acquis que la vidange du lac Noir a eu un impact considérable sur le milieu aquatique en aval.

L’analyse chimique d’une carotte de sédiments prélevée lors d’une étude paléolimnologique menée en 2006 au lac Joseph nous apprend que pour une courte période, (Annexe VII, sous-section IIb) l’on assiste à une diminution de l’abondance du titane corrélée à une forte augmentation (plus du double)  du nickel. Des recherches ont appris que le lit du lac Noir était composé entre autre de péridotite, une roche très pauvre en titane (< 0,3%) et riche un nickel (1500-2000 ppm). Selon le chercheur, il est plus que probable que cette augmentation de nickel coïncide avec la vidange du lac Noir. Une datation des sédiments de la carotte confirmerait cette hypothèse.[16] 

 

[1]             Gagnon Poulin E. (2013) Le lac à la Truite à l’agonie, article paru dans le Courrier Frontenac, le 1 mai 2013

[2]             Fortier C. (1983) Black Lake lac d’amiante 1882-1982 Tome I : Amiante et chrome dans les Appalaches : cent ans d’histoire, page 163

[3]             Cloutier F. (1965)  Ministère des Richesses Naturelles, Mémorandum : pollution de la rivière Bécancour

[4]             Demers R. (2012) Rapport de visite.  Direction de l’analyse et de l’expertise de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches

[5]             Cloutier F. (1965)  Ministère des Richesses Naturelles, Mémorandum : pollution de la rivière Bécancour

[6]             Masi M.-E. et Bourget D. (2007) Diagnostic sur les ressources et les usages de la Haute Bécancour, page 23

[7]             Ministère de l’Environnement du Québec (1985) La Bécancour Une tâche urgente

[8]             Lair S. (2002) Nécropsie, Diagnostic final, laboratoire de pathologie animale, MAPAQ

[9]             MORIN, P. et F. BOULANGER (2005). Portrait de l’environnement du bassin

               versant de la rivière Bécancour (Mise à jour par Paris, A. et L. Chauvette en 2008)

[10]            Masi M.-E. et Bourget D. (2007) Diagnostic sur les ressources et les usages de la Haute Bécancour, page 59

[11]            Masi M.-E. et Bourget D. (2007) Diagnostic sur les ressources et les usages de la Haute Bécancour, pages 50

[12]            Chauvette L. (2009) Diagnostic du bassin versant de la rivière Bécancour réalisé par le GROBEC page 28

[13]            Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC), 2011. Plan directeur de l’eau (PDE) du bassin versant de la rivière Bécancour, Plan d’action.77 p.

[14]            Résolution no 2010-06-85 : (2010-06-17) Envasement du lac à la Truite

[15]            Réponse  de la MRC des Appalaches 2011-04-06

[16]            Demers R. (2010) Rapport de visite.  Direction de l’analyse et de l’expertise de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches

[17]            Demers R. (2012) Rapport de visite.  Direction de l’analyse et de l’expertise de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches

[16]             Roland N. (2006), Étude paléo limnologique du lac Joseph, Impact du développement industriel de la haute Bécancour sur les processus sédimentaires du lac, pages 1 et 12

 

 

 
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